Sonothérapie en EHPAD
RELAXATION SONORE EN EHPAD
Le son comme espace d’apaisement, de sensation et de rencontre
Avec l’avancée en âge, le quotidien peut se transformer.
La mobilité diminue parfois. Les repères changent. La fatigue, l’isolement, l’anxiété ou les troubles cognitifs peuvent modifier la relation à soi-même et aux autres.
Pourtant, la capacité à ressentir, écouter, vibrer, être touché par une musique ou partager une expérience avec d’autres personnes demeure une formidable porte d’entrée vers la relation.
Je propose aux EHPAD et établissements accueillant des personnes âgées des séances de relaxation sonore adaptées aux capacités, à la sensibilité et à la fragilité de leurs résidents.
Il ne s’agit pas d’un spectacle.
Il s’agit d’une expérience à vivre.
POURQUOI LE SON ?
Le son sollicite l’écoute tout en créant une expérience sensorielle.
Une personne n’a pas besoin de comprendre une consigne complexe, de mémoriser des mouvements ou de réussir un exercice.
Elle peut simplement écouter et ressentir.
J’utilise pour cela différents instruments acoustiques : bols tibétains, gong joué avec une intensité adaptée, tambour, carillons et instruments harmoniques.
Les timbres, les rythmes et les vibrations créent progressivement un environnement sonore qui invite au relâchement et à l’attention aux sensations.
Chaque séance est adaptée aux personnes présentes : niveau d’autonomie, fatigabilité, troubles cognitifs, sensibilité auditive et possibilités d’installation.
DES EFFETS ÉTUDIÉS PAR LA RECHERCHE
Les interventions utilisant la musique auprès des personnes âgées et des personnes vivant avec une démence font aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches.
Les résultats scientifiques disponibles suggèrent notamment des effets intéressants sur certains symptômes dépressifs, certains comportements sociaux et, selon les études, l’agitation et l’anxiété.
Ces résultats concernent principalement des interventions musicales et de musicothérapie. Ils ne permettent pas d’attribuer les mêmes effets spécifiquement au gong ou aux bols tibétains.
C’est pourquoi je présente la relaxation sonore comme une approche complémentaire de bien-être et d’accompagnement, et non comme un traitement médical ou une musicothérapie.
RETROUVER LE CORPS PAR LES SENSATIONS
En EHPAD, le corps est souvent abordé à travers le soin : toilette, déplacement, traitement, douleur, rééducation.
Une séance sonore permet de proposer une autre expérience.
Le corps redevient un corps qui écoute et qui ressent.
Les vibrations graves, les résonances, les rythmes doux et les variations de timbres attirent l’attention vers des sensations immédiates.
Pour certaines personnes, ce temps favorise le relâchement corporel. Pour d’autres, il suscite de la curiosité, une émotion, un mouvement, un regard ou simplement l’envie de rester là.
Je respecte toutes ces réactions.
Il n’y a rien à réussir.
CRÉER DU LIEN
L’un des enjeux majeurs du vieillissement est également le maintien du lien social.
L’Organisation mondiale de la Santé considère aujourd’hui l’isolement social et la solitude comme des déterminants importants de la santé. Chez les personnes âgées, environ une personne sur dix rapporte un sentiment de solitude et environ une sur quatre est socialement isolée.
Une séance collective offre un moment vécu ensemble.
Résidents, professionnels et éventuellement familles peuvent partager la même expérience.
Les instruments deviennent alors des médiateurs : ils attirent l’attention, éveillent la curiosité et peuvent ouvrir un échange avant ou après la séance.
La rencontre ne passe plus uniquement par les mots.
ET LORSQUE LES MOTS DEVIENNENT PLUS DIFFICILES ?
La présence de troubles neurocognitifs ne signifie pas la disparition de la sensibilité à l’environnement sonore.
C’est l’une des raisons pour lesquelles les interventions musicales sont particulièrement étudiées auprès des personnes vivant avec une démence.
La recherche montre des résultats encourageants concernant certains symptômes comportementaux et émotionnels, tout en rappelant que les effets diffèrent selon les personnes et les protocoles.
Dans mes interventions, je ne cherche donc jamais à obtenir une réaction particulière.
J’observe.
J’adapte l’intensité, la durée, la proximité des instruments et le rythme de la séance.
Une personne peut écouter.
Une autre fermer les yeux.
Une autre regarder longuement un instrument.
Une autre encore bouger les mains, fredonner, sourire ou manifester une émotion.
Toutes ces façons d’être présentes ont leur place.
UNE SÉANCE ADAPTÉE AUX RÉSIDENTS
Selon les capacités du groupe, les participants peuvent rester :
– assis sur une chaise ou dans un fauteuil ;
– installés dans leur fauteuil roulant ;
– semi-allongés lorsque cela est possible ;
– allongés pour les personnes dont l’état et l’organisation de l’établissement le permettent.
Je privilégie des groupes permettant de conserver une relation attentive avec chaque résident.
L’intensité sonore est adaptée au public et à la salle.
La présence d’un professionnel de l’établissement est souhaitable, particulièrement auprès de personnes très dépendantes ou présentant des troubles neurocognitifs importants.
DIFFÉRENTS FORMATS
Séance collective
Une relaxation sonore proposée à un petit groupe de résidents.
Durée adaptée à leur fatigabilité et à leurs capacités d’attention.
Cycle régulier
Une intervention mensuelle, bimensuelle ou construite avec l’équipe sur plusieurs séances.
La régularité permet aux résidents de retrouver progressivement des instruments, des sonorités et un rendez-vous identifiable.
Petite unité / unité protégée
Séance avec un nombre réduit de participants et une approche particulièrement progressive, construite avec les soignants connaissant les résidents.
Accompagnement individuel
Lorsque la situation le permet, une intervention peut être proposée auprès d’une personne qui ne peut pas rejoindre une séance collective.
Résidents, familles et professionnels
Une séance peut également devenir un moment partagé entre générations : résident et enfant, résident et conjoint, résident et professionnel.
Le son crée alors un terrain commun qui ne repose ni sur les capacités physiques ni sur les capacités cognitives.
UNE ATTENTION PARTICULIÈRE AUX PROFESSIONNELS
Prendre soin quotidiennement de personnes âgées dépendantes demande une disponibilité physique et émotionnelle considérable.
Lorsque l’établissement le souhaite, je peux également proposer des séances spécifiquement destinées aux équipes.
Ces interventions offrent aux professionnels un temps de récupération et peuvent s’intégrer dans une démarche de qualité de vie et des conditions de travail.
Il devient ainsi possible d’imaginer une journée autour du son associant :
un temps pour les résidents,
un temps partagé,
un temps pour celles et ceux qui les accompagnent quotidiennement.
UNE INTERVENTION MOBILE
Je me déplace directement dans les établissements avec mes instruments.
Avant une première intervention, j’échange avec l’équipe afin d’identifier :
le profil des résidents concernés, leurs capacités d’installation, les éventuels troubles cognitifs ou sensoriels, les caractéristiques de la salle et les objectifs de l’établissement.
La séance est ensuite construite autour des personnes présentes.
Car en EHPAD, davantage encore qu’ailleurs, ce n’est pas la personne qui doit s’adapter à la pratique.
C’est ma pratique qui s’adapte à la personne.
