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Hôpital & Maison spécialisée

RELAXATION SONORE EN MILIEU DE SOIN ET MÉDICO-SOCIAL

Le son au service de l’apaisement, du ressenti et de la relation

Hôpital, clinique, Maison d’Accueil Spécialisée, Foyer d’Accueil Médicalisé ou établissement médico-social : ces lieux accueillent quotidiennement des personnes confrontées à la maladie, au handicap, à la dépendance, à la douleur, à l’incertitude ou à une modification importante de leurs repères.

Dans ces environnements très médicalisés, il existe aussi un besoin essentiel : retrouver des sensations agréables, diminuer momentanément la tension, entrer autrement en relation avec son corps et partager une expérience qui ne soit pas uniquement organisée autour du soin ou du handicap.

Je propose des séances de relaxation sonore adaptées aux établissements sanitaires et médico-sociaux, auprès des patients, résidents et professionnels.

Mon approche est complémentaire.

Elle ne remplace aucun traitement, soin médical, paramédical ou psychologique.


POURQUOI LE SON DANS UN ÉTABLISSEMENT DE SOIN ?

Une hospitalisation ou une vie en institution expose à de nombreuses stimulations : alarmes, conversations, déplacements, examens, attentes, éclairage, sollicitations corporelles et modifications des habitudes quotidiennes.

À cela peuvent s’ajouter l’appréhension d’un examen, la douleur, la fatigue, la perte de certains repères ou le sentiment de ne plus disposer totalement de son temps et de son corps.

La relaxation sonore propose une expérience radicalement différente.

Pendant un temps déterminé, la personne n’a aucun objectif à atteindre.

Elle écoute.

Elle ressent.

Elle peut se laisser porter par les timbres, les rythmes et les vibrations.


CE QUE NOUS APPREND LA RECHERCHE

Les interventions utilisant la musique sont aujourd’hui étudiées dans de nombreux contextes hospitaliers.

Des essais cliniques et méta-analyses rapportent des effets intéressants concernant notamment l’anxiété périopératoire et la douleur.

D’autres travaux réalisés dans les soins palliatifs suggèrent également un intérêt potentiel concernant la douleur, l’anxiété, le sommeil et le bien-être, avec un niveau de preuve qui varie selon les critères étudiés.

Les recherches consacrées spécifiquement aux bols chantants sont beaucoup moins nombreuses. Les premiers résultats sont encourageants concernant notamment l’anxiété, tout en nécessitant davantage d’études de bonne qualité.

Je m’appuie donc sur ces connaissances avec prudence.

Je ne présente pas le gong ou les bols comme un traitement.

Je les utilise comme des outils sensoriels au sein d’une pratique de relaxation et de bien-être complémentaire aux soins.


UNE AUTRE RELATION AU CORPS

À l’hôpital ou en établissement médicalisé, le corps peut devenir l’objet de nombreuses interventions : examens, soins, médicaments, rééducation, toilette, transferts ou surveillance.

La relaxation sonore permet de proposer momentanément une autre expérience corporelle.

Les sons graves du gong, les résonances des bols, les rythmes du tambour et les instruments harmoniques peuvent attirer l’attention vers les sensations corporelles.

Pour certaines personnes, l’expérience s’accompagne d’un relâchement musculaire ou d’une diminution de la tension ressentie.

Pour d’autres, elle provoque une émotion, une curiosité ou simplement un moment agréable.

Chaque réaction est accueillie sans objectif de résultat.


ANXIÉTÉ, ATTENTE ET SOINS

L’attente d’un examen, d’une intervention ou d’un résultat peut constituer une période particulièrement anxiogène.

Les interventions musicales ont été étudiées dans différents contextes hospitaliers, notamment avant et après certaines interventions chirurgicales.

Les résultats disponibles montrent que la musique peut constituer une approche complémentaire intéressante pour réduire l’anxiété ressentie par certains patients.

La relaxation sonore peut ainsi trouver sa place dans des projets autour :

– de l’accompagnement des patients ;

– de l’oncologie et des soins de support ;

– de certains parcours chirurgicaux ;

– des soins de longue durée ;

– des journées consacrées au bien-être ;

– de l’accompagnement de personnes vivant avec une maladie chronique ;

– des soins palliatifs, lorsque l’équipe médicale considère l’intervention adaptée.

Chaque projet est construit avec l’établissement et reste soumis aux indications et précautions définies par les professionnels de santé.


EN MAISON D’ACCUEIL SPÉCIALISÉE ET FOYER D’ACCUEIL MÉDICALISÉ

Pour une personne présentant un handicap sévère, un polyhandicap ou des capacités de communication limitées, la relation ne repose pas nécessairement sur le langage verbal.

Un regard.

Un mouvement.

Une modification du tonus.

Une expression du visage.

Une vocalisation.

Une main qui cherche l’instrument.

Ces manifestations peuvent participer à la rencontre.

Le son offre un support sensoriel qui ne nécessite pas de savoir lire, parler, mémoriser une consigne ou réaliser un mouvement complexe.

Cette caractéristique rend l’approche particulièrement intéressante auprès de certains publics très dépendants.


UNE APPROCHE SENSORIELLE PERSONNALISÉE

La Haute Autorité de Santé souligne l’importance des dimensions sensorielles dans l’accompagnement des personnes polyhandicapées et recommande notamment de prendre en compte le profil sensoriel propre à chaque personne.

C’est essentiel dans mon travail.

Une stimulation agréable pour une personne peut être inconfortable pour une autre.

Je porte donc une attention particulière :

– à l’intensité sonore ;

– à la distance entre l’instrument et la personne ;

– à la durée des séquences ;

– aux réactions corporelles ;

– aux éventuelles hypersensibilités auditives ;

– à la fatigabilité ;

– aux informations transmises par les professionnels qui connaissent la personne.

Les gongs et autres instruments puissants ne sont jamais utilisés de manière systématique.

L’instrument s’adapte à la personne, jamais l’inverse.


COMMUNIQUER AUTREMENT

Certaines personnes accueillies en établissement spécialisé disposent de peu ou pas de langage verbal.

Cela ne signifie pas qu’elles ne communiquent pas.

La Haute Autorité de Santé insiste sur l’importance de reconnaître les différentes formes d’expression des personnes polyhandicapées et de prendre en compte leurs émotions, leurs ressentis, leurs réactions et leurs modes de communication propres.

Le son peut devenir un support de cette rencontre.

Je peux proposer un son et attendre une réaction.

Modifier un rythme.

Changer d’instrument.

Me rapprocher ou m’éloigner.

Créer ainsi une forme d’échange sensoriel dans laquelle la personne conserve une place active.


FAVORISER LA RELATION

La relaxation sonore peut également être vécue collectivement.

Lorsque plusieurs patients ou résidents partagent la même expérience, les instruments deviennent un point d’attention commun.

Ils peuvent susciter regards, gestes, émotions, vocalisations et échanges.

Une revue scientifique consacrée aux interventions musicales auprès de personnes présentant des déficiences intellectuelles multiples et sévères a retrouvé, dans six des sept études analysées, des évolutions concernant certaines compétences sociales.

La littérature reste encore limitée dans ce domaine. Ces résultats sont donc encourageants sans permettre de promettre un effet identique à chaque personne.


PLUSIEURS FORMATS D’INTERVENTION

Séance collective adaptée

Petit groupe de patients ou résidents, avec un format construit selon leurs capacités et leur fatigabilité.

Intervention en chambre

Lorsque l’état de la personne et le fonctionnement du service le permettent, certains instruments peuvent être utilisés dans un format individuel beaucoup plus léger.

Cycle régulier

Intervention mensuelle ou bimensuelle permettant de créer progressivement des repères et une familiarité avec les instruments.

Unités spécialisées

Petits groupes construits avec les professionnels de l’établissement et adaptés aux particularités sensorielles et cognitives des personnes accueillies.

Patients et proches

Lorsque le contexte s’y prête, la séance peut être partagée avec un parent, un conjoint ou un aidant.

La personne malade et son proche vivent alors un moment commun qui n’est plus uniquement organisé autour de la maladie.


PRENDRE AUSSI SOIN DES ÉQUIPES

Les professionnels hospitaliers et médico-sociaux travaillent dans des environnements exigeants.

Charge émotionnelle, responsabilités, horaires, confrontations à la maladie, à la dépendance et parfois à la fin de vie font partie de leur quotidien.

Je propose également des séances réservées aux professionnels.

Elles peuvent être intégrées à une journée QVCT, une action de prévention, un séminaire d’équipe ou un programme régulier.

Une intervention peut ainsi comporter :

un temps pour les patients ou résidents,
un temps de rencontre partagé,
un temps spécifiquement destiné aux professionnels.


UNE INTERVENTION CONSTRUITE AVEC LES SOIGNANTS

En milieu sanitaire et médico-social, je ne travaille jamais indépendamment du contexte de la personne.

Avant une intervention, j’échange avec l’équipe référente afin d’identifier les capacités des participants, les particularités sensorielles, les conditions d’installation et les éventuelles précautions nécessaires.

Pour les personnes présentant des situations médicales complexes ou une grande dépendance, la présence d’un professionnel connaissant les participants est souhaitée pendant la séance.

Cette coopération permet de conserver ce qui constitue le cœur de mon approche :

offrir une expérience sonore sensible tout en respectant la personne, son état, ses choix, son rythme et les exigences du soin.


UNE PRATIQUE COMPLÉMENTAIRE

La relaxation sonore n’est ni un acte médical, ni une psychothérapie, ni une séance de musicothérapie.

Elle ne prétend pas traiter une maladie ou un handicap.

Elle vient créer autre chose au sein de l’établissement :

un espace où la personne peut être rencontrée autrement que par sa pathologie, son dossier médical, sa dépendance ou son handicap